Biographie

 

J’ai grandi au milieu des usines à Guénange, Uckange et dans les HLM de la côte des roses à Thionville en Moselle. Mon père faisait les trois huit à SOLLAC, il avait toujours un sac à casse croûte qui sentait l’atelier et les lubrifiants. J’adorais finir ses sandwiches : un des régals de mon enfance. A la maison, la place pour la musique c’était sur l’étagère, ma mère écoutait RTL. Chez les copains on tapait sur des djembés pendant que les parents écoutaient Oum Kalthoum ou Adriano Celentano. Quand j’ai commencé à écrire, je dessinais la musique sur mes textes avant de la jouer. Mes idoles étaient Janis Joplin, David Bowie, Fela Anikulapo Kuti et les Clash. Il n’y aura jamais d’école pour apprendre à écrire de cette façon.

Je suis devenu électrotechnicien avant de me sauver loin, très loin, pour apprendre la musique comme je la vois et qu’elle porte mes textes au plus juste. J’ai d’abord rejoint les Beaux Arts, où j’ai trouvé une autre façon de voir les sons, le sens et la matière. J’écrivais ma musique sous forme de tableaux où les mots donnaient le sens, les lignes étaient les mélodies, la couleur exprimait à la fois le sentiment et le caractère du son. Il m’a fallu du temps avant de comprendre que cette écriture ne pouvait donner une interprétation fidèle de mes textes. J’ai fini par apprendre le solfège et l’harmonie par moi-même, mais j’ai gardé ce réflexe qui me fait voir la musique avant de l’entendre.

 

J’écrivais mes chansons par séries comme un peintre crée ses séries de tableaux en fonction d’un thème. Sexy stress et Taxiphone sont les deux premières séries qui ont radicalement changé ma façon de réunir le texte et la musique. J’écris encore aujourd’hui par série, c’est dans ma nature.

 

 

Ensuite, j’ai essayé de comprendre les moyens de production et de diffusion. Je cherche encore à comprendre aujourd’hui… J’ai construit un studio d’enregistrement avec des amis : le studio « Chauve souris » à Paris. Une période qui me laisse un souvenir génial, je travaillais essentiellement sur de la musique africaine, du reggae mandingue. Puis j’ai repris ma route, pour écrire mes séries de textes et de musiques.